Points Clés
- Les experts craignent un impact direct sur le coût du fret maritime à destination des ports de Douala et Kribi.
- Le patronat sous-régional tire la sonnette d'alarme sur l'approvisionnement des matières premières industrielles.
- La BEAC surveille de près l'évolution des indices pour anticiper d'éventuelles pressions inflationnistes au prochain trimestre.
Le trafic maritime au cœur des discussions économiques de la sous-région ce mercredi. — Photo Kamnang Finance / Getty Images
Les perturbations persistantes sur les grandes routes commerciales maritimes internationales commencent à projeter une ombre sur les prévisions économiques de la zone CEMAC. Alors que les chaînes logistiques mondiales tournent à flux tendu, les importateurs d'Afrique Centrale font face à des réajustements tarifaires de la part des grands armateurs.
En effet, le rallongement des trajets maritimes force de nombreux navires de transport à contourner le continent, ce qui engendre une consommation de carburant plus élevée et une immobilisation prolongée des conteneurs. "Ce qui se passe à l'international a un impact immédiat sur le prix du panier de la ménagère à Douala ou à Bangui", explique un transitaire basé sur place.
"Le risque majeur n'est pas la pénurie, mais l'accumulation de coûts intermédiaires qui étouffent la compétitivité de nos PME locales."
Face à cette situation, le tissu entrepreneurial s'organise. Certaines structures locales se tournent vers des solutions d'approvisionnement alternatives ou tentent de renégocier des contrats de livraison à moyen terme pour stabiliser leurs marges avant la période de forte consommation de fin d'année.
Les conseils d'administration se multiplient pour ajuster les budgets prévisionnels.